Edito

L’année 2017 verra se tenir un grand nombre de colloques de différentes sections de l’AFIRSE, ce dont nous nous réjouissons chaudement.

  • D’abord a eu lieu le colloque de la section portugaise, qui s’est tenu au début de ce mois de février, sur le thème : L’école : dynamique et acteurs.
  • Viendra ensuite le colloque de la section canadienne, annoncé pour les 1,2 et 3 juin 2017 à Montréal (Université du Québec à Montréal, UQAM) - Thème : Recherche et enseignement universitaires : À la poursuite d’un équilibre 
  • En juillet (les 10, 11 et 12), la section française organise son colloque intitulé : Coopération, éducation, formation — La pédagogie Freinet face aux défis du XXIe siècle

A cette occasion aura lieu

L’ASSEMBLEE GENERALE ANNUELLE ORDINAIRE DE L’AFIRSE.

Notez-le bien sur vos tablettes !

  • Enfin, le projet d’un colloque au Brésil (Amazonie) se met en place petit à petit. Pour le moment, nous ne disposons pas de détails ni de précisions, sauf concernant la date (septembre). Nous vous tiendrons au courant dès que possible.

Par ailleurs, il semble pertinent de relancer les groupes de réflexion, qui avaient déjà été mis en place sous les présidences précédentes, mais qui n’ont pas fonctionné très efficacement

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Congrès

Le congrès AFIRSE 2015 a eu lieu à Lecce (Italie) à l'Université de Salento, 

du jeudi 21 mai au samedi 23 mai 2015

Il a eu pour thème : "Cultures et éducation - Recherches utopies et projets".

Télécharger le programme détaillé et les informations complémentaires

Objectifs de l’AFIRSE 

L’AFIRSE a pour buts le développement de la recherche scientifique en éducation, résolument située dans une perspective critique, et la diffusion et l’utilisation des résultats de cette recherche, en vue d’améliorer les conditions de l’éducation ainsi que l’ensemble des activités et pratiques éducatives. Ses thématiques de travail sont multiples et touchent les différents domaines du champ éducatif. Créée à partir de l’AIPELF (Association Internationale de Pédagogie Expérimentale de Langue Française) à la suite du colloque d’Alençon en 1990 sous la double impulsion de Jacques Ardoino et de Gaston Mialaret, « l’Association Francophone Internationale de Recherche Scientifique en Education » (A.F.I.R.S.E.) est actuellement présidée par Louis Marmoz.

Les objectifs de l’AFIRSE sont pluriels. Il s’agit d’abord de promouvoir les différentes formes de recherche dans le domaine de l’éducation, et avant tout de susciter le débat entre elles. La confrontation est une dimension essentielle de la démarche de l’AFIRSE. Société scientifique, elle intègre la praxéologie propre aux sciences de l’éducation à une pensée philosophique dans une ambiance de convivialité et de rencontres interpersonnelles entre ses membres. C’est pourquoi l’AFIRSE ne s’adresse pas seulement aux enseignants-chercheurs en tant qu’universitaires statutaires, mais elle accueille tous les chercheurs qui se reconnaissent dans ces perspectives, quels que soient leurs statuts ou leurs liens institutionnels. De toute manière, la grande majorité des membres de l’AFIRSE appartient simultanément à d’autres associations ou à d’autres réseaux de recherche.

L’investigation de type scientifique reste au centre des préoccupations de l’AFIRSE. Elle implique une exigence de rigueur et de « rendre compte » aux communautés de référence. La critique épistémologique portant aussi bien sur les conditions de la production des connaissances que sur les modèles et paradigmes privilégiés, enfin sur les méthodologies mises en œuvre, prend une place éminente dans les travaux menés au sein de l’Association. Elle entend ainsi marquer une spécificité dans les différents lieux de la recherche scientifique en éducation francophone.

La pluralité de paradigmes reconnus hétérogènes et, donc, le caractère multiréférentiel, devenant heuristique au sein des recherches scientifiques, sont de ce fait des repères essentiels pour notre conception du débat théorique, tout comme pour l’analyse et l’intelligence concrète des terrains et des situations éducatives rencontrées. En effet, compréhension et explication posent-elles la question du sens de la même manière ?
L’AFIRSE s’applique notamment à : 
•    établir des contacts entre les chercheurs, les utilisateurs et les décideurs destinés à favoriser entre eux l’échange de publications, d’informations et de documents ;
•    susciter une coordination des recherches ainsi que la création d’équipes internationales de chercheurs autour de thèmes choisis et susceptibles de faire l’objet de communications de commentaires et de débats, lors des réunions scientifiques ;
•    promouvoir une réflexion constante sur les modalités de l’esprit scientifique actuel, ses différents champs, et des conditions de production de la recherche en éducation ;
•    réunir périodiquement des congrès, des colloques, des groupes de réflexion épistémologique autant que méthodologique, des réunions, réservés aux membres de l’Association mais, ouverts à d’autres  (étudiants, praticiens et chercheurs) ;
•    publier les textes issus de telles démarches.



Position générale


La science, les savoirs, la connaissance valent aussi par rapport à leur utilité sociale. Indépendamment de leur ambition de progression et d’enrichissement des savoirs déjà acquis, dans l’ordre d’une intelligibilité « pure », ils doivent aussi aider, contribuer, à une optimisation de l’action (praxéologie) toujours nécessaire ainsi qu’à l’expertise des décisions de ceux qui doivent trancher en fonction de leurs responsabilités (politiques, hiérarchiques, opérationnelles…).


Des interrogations critiques portant sur la complexité, les aléas et les incertitudes de l’action (politiques, stratégiques, tactiques…) viendront ainsi s’ajouter aux questionnements plus canoniques intéressant les formes plus ontologiques d’établissement de la vérité. La recherche en effet, aujourd’hui, ne peut plus se contenter de l’ambition d’une forme « canonique » qu’elle affectionnait jusque-là. Dès lors, chercheurs et praticiens se retrouvent, au niveau des pratiques comme au niveau des démarches de théorisation qui voudraient en rendre compte, confrontés à des épistémologies diverses, peut-être irréductibles les unes aux autres, ponctuées par autant de paradigmes.


Avec les sciences humaines et sociales conçues davantage en termes de compréhension que d’explication (au sens de la distinction établie par Dilthey à la fin du dix neuvième siècle, dans le cadre de l’école herméneutique allemande), nous découvrons des objets-sujets-projets beaucoup plus que des objets classiques. Le regard scientifique se retrouve ainsi tissé d’une intersubjectivité inéliminable qu’il va falloir travailler et retravailler jusqu’à la production d’énoncés réputés convenables. Mais, bien sûr, cela ne permet pas, pour autant de dire ou de faire n’importe quoi. L’obligation de justifier (vis-à-vis des « pairs », de la même ou d’autres disciplines, de la communauté scientifique…) ce qui est avancé et de rendre compte de la façon dont cela a été établi subsiste incontournable.


Plus ou moins explicitement, une démarche dialectique, à tout le moins dialogique, est venue s’articuler aux oppositions catégoriques (vrai/faux, science/doxa…), disjonctives, exclusives, pour les relativiser, les moduler, les qualifier de façon plus fine en termes de complexité. Il s’agit également de confronter les méthodologies des approches pluridisciplinaires existantes, les recherches qui en découlent et les productions scientifiques qui en émanent afin de faciliter la compréhension du réel ou de l’imaginaire dans leur hétérogénéité et de relativiser la subjectivité propre à chaque discipline.